A propos de l’éthique

     Il est indispensable de bien différencier la dynamique et la mentalité qu’un conservateur-restaurateur peut avoir dans ce qu’on appelle la pratique privée de celle qu’on doit avoir dans la pratique institutionnelle, là où le concept d’oeuvre d’art est remplacé par celui de Patrimoine Culturel.

     Trop de professionnels maintiennent une mentalité de ‘pratique privée’ dans la deuxième situation, dans leur travail en tant que fonctionnaire public dans une institution de l’État ou au moins qui garde des collections patrimoniales sans propriétaire direct. Certes, la mention du concept de l’éthique et même des codes de déontologie apparaît dans les propos -et leur sites web- de beaucoup de collègues, mais si on analyse les actions et attitudes face à la conservation-restauration dans la plupart d’institutions publiques, on y trouve un manque flagrant de transparence, de partage, d’horizontalité, d’actions de diffusion, formation et de prise de conscience de l’importance de notre discipline, concepts tous bien intégrés dans les codes d’éthique où ils sont décrits comme devoirs.

     Il ne faut pas négliger que dans la pratique institutionnelle nous sommes payés avec des deniers publics, et nous sommes rémunérés pour garder le Patrimoine Culturel de toute une nation, voire de l’Humanité, ce qui fait que finalement, notre patron-employeur soit toute la société. Travailler de façon ouverte, publique et en documentant (et publiant ce documentation) ce sont des autres concepts inclus aussi dans les codes d’éthique, en tant qu’obligations. Notre travail avec les Biens Culturels de la société devrait être donc évaluable -et consultable- de façon permanente par tous, ce qui donne aussi, finalement, la possibilité d’amélioration et d’évolution aux autres professionnels. Car ce sont les expériences des autres qui se trouvent etre l’un des facteurs d’enrichissement les plus efficaces (et c’est aussi un autre concept inclut comme devoir dans plusieurs codes d’éthique).

     Nous ne pouvons pas oublier que même si on travaille en échange d’un salaire qui nous permet de ‘gagner notre pain’, on a un devoir face au passé, au présent et face aux générations futures qui est énormenent plus important que nos peurs, ambitions et bénéfices personnels.

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