A propos de l’éthique

     Il est indispensable de bien différencier la dynamique et la mentalité qu’un conservateur-restaurateur peut avoir dans ce qu’on appelle la pratique privée de celle qu’on doit avoir dans la pratique institutionnelle, là où le concept d’oeuvre d’art est remplacé par celui de Patrimoine Culturel.

     Trop de professionnels maintiennent une mentalité de ‘pratique privée’ dans la deuxième situation, dans leur travail en tant que fonctionnaire public dans une institution de l’État ou au moins qui garde des collections patrimoniales sans propriétaire direct. Certes, la mention du concept de l’éthique et même des codes de déontologie apparaît dans les propos -et leur sites web- de beaucoup de collègues, mais si on analyse les actions et attitudes face à la conservation-restauration dans la plupart d’institutions publiques, on y trouve un manque flagrant de transparence, de partage, d’horizontalité, d’actions de diffusion, formation et de prise de conscience de l’importance de notre discipline, concepts tous bien intégrés dans les codes d’éthique où ils sont décrits comme devoirs.

     Il ne faut pas négliger que dans la pratique institutionnelle nous sommes payés avec des deniers publics, et nous sommes rémunérés pour garder le Patrimoine Culturel de toute une nation, voire de l’Humanité, ce qui fait que finalement, notre patron-employeur soit toute la société. Travailler de façon ouverte, publique et en documentant (et publiant ce documentation) ce sont des autres concepts inclus aussi dans les codes d’éthique, en tant qu’obligations. Notre travail avec les Biens Culturels de la société devrait être donc évaluable -et consultable- de façon permanente par tous, ce qui donne aussi, finalement, la possibilité d’amélioration et d’évolution aux autres professionnels. Car ce sont les expériences des autres qui se trouvent etre l’un des facteurs d’enrichissement les plus efficaces (et c’est aussi un autre concept inclut comme devoir dans plusieurs codes d’éthique).

     Nous ne pouvons pas oublier que même si on travaille en échange d’un salaire qui nous permet de ‘gagner notre pain’, on a un devoir face au passé, au présent et face aux générations futures qui est énormenent plus important que nos peurs, ambitions et bénéfices personnels.

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(ESPAGNOL) Intercambio con el Ministerio de Cultura

Respondiendo a algunos pedidos y como simple constancia del intercambio, dejo aquí los e-mails intercambiados con el área de Cultura de la República Argentina. Las fechas que aparecen corresponden a 2014.

Por ser prácticamente una copia del primer mensaje aquí mostrado, dejo de lado los intentos de contacto de años anteriores, cuando el Ministerio era una secretaría dependiente del sr. Coscia y con el sr. Petrina en el área de patrimonio y museos, como entiendo que sigue siendo el caso actualmente.

Por supuesto, espero que este artículo pueda ser ampliado lo más pronto posible, ó en caso de que mi intento de contacto quede finalmente desechado -por el motivo que sea-, comenzar a leer buenas noticias sobre el patrimonio cultural en Argentina en la prensa a la brevedad.

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Carta con impresiones sobre la situación patrimonial en Argentina

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Apparition dans le bulletin de l’ICOM-CC de août 2014

A propos du congres de cette année de l’ICOM-CC, ils ont publié le bulletin “Conservation Education and Training in Africa, Asia & Latin America”, fait par Jane Brown de façon très approprié à propos de sa préoccupation par le fait que les membres de l’ICOM dans ces régions ne représentent qu’un pourcentage trop bas de la totalité.

Il recueillit des expériences et avis des conservateurs de plusieurs pays concernant la diffusion de la formation de notre discipline, y compris une partie de mon expérience en Argentine en donnant des cours.

Il est disponible pour consulter ici:

E-Bulletin ICOM-CC Conservation Education and Training in Africa, Asia & Latin America

Si le lien ne marche pas, faites copier-coller de celui là:

https://elp.northumbria.ac.uk/bbcswebdav/courses/DEV_VA0740/conservationEd/story.html

Merci à Jane Brown pour m’avoir inclut, j’espère que la préoccupation et le temps dédié à la diffusion et développement de notre discipline dans ces régions au sein de l’ICOM continuera de grandir.

ps: le copyright des photos n’apparait pas dans la version publié dans le site web (il est mantenu dans la version en format PDF e journal Africa, Asia & Latin America5 6 7Final distribué aux contributeurs) et dans le cas de mon article, il appartient à Natalia Ibarra et à moi selon cas.

 

 

 

 

 

Formation en conservation de photographies argentiques

Cours introductif à la conservation de photographies



Les photographies sont des objets qui mélangent des éléments organiques et inorganiques d’une façon très complexe; elles sont très sensibles aux changements qui l’entourent et aux facteurs externes tels que les composants de ses emballages, le climat, les organismes et microorganismes, et d’autres facteurs. Certains d’entre eux sont même condamnés à se détériorer dans quelques années tout simplement à cause de leur nature.

D’habitude, les assistants du cours de conservation-restauration ce sont des:


  • conservateurs-restaurateurs
  • bibliothécaires et chargés de divers archives
  • étudiants du master II


Mais toute une autre partie du patrimoine photographique repose dans les salles d’agences de presse, archives de particuliers et endroits divers sans aucune mesure de conservation. Ces personnes qui sont en charge de ce patrimoine sont des photographes, des collectionneurs et des personnes qui en ont hérité ou qui l’ont découvert.



Cette formation propose de comprendre la composition des différents types de procédés photographiques argentiques (actuels mais aussi anciens), la nature de ses composants, et comment les liens entre eux et l’environnement agissent sur sa stabilité et sur son état de conservation, pour pouvoir entreprendre des actions directes de prévention.



Ce cours a connu un très bon accueil. Les inscrits se divisaient entre des jeunes photographes qui étaient intéressés par ce cours pour connaître la composition, détérioration et conservation des objets photographiques; des personnes chargées de travailler avec des archives photographiques  et même des ‘vétérans’, photographes de long parcours, dont leur participation reposait sur le soucis de prendre soin de leur archive.


Limites évidentes et la différence entre conservation et restauration


Une formation de ce type bien évidemment exclut tout type d’intervention directe sur les oeuvres, car elle doit toujours être réservé à des professionnels expérimentés. Par contre, les connaissances basiques de conservation préventive et de prévention de dégâts sont des concepts fondamentaux qui permettent d’assurer une longue vie aux archives photographiques, et, comme l’indique le code d’éthique de l’AIC (et beaucoup d’autres), l’une des fonctions des professionnels du patrimoine est de promouvoir avec le public la compréhension du métier et son importance.



Entraîner le regard pour arriver à identifier la nature des objets photographiques et aussi certains de ses agents de détérioration est l’un des objectifs principaux de cette formation. C’est la raison pour laquelle le cours est autant pratique que théorique dès le premier jour.


Le cours se divise dans les sujets/modules suivants:


– La photographie argentique: concept et composition

– La photographie argentique: les supports.

– La photographie argentique en couleur.

– Les détériorations des objets photographiques noir et blanc.

– Les détériorations des supports photographiques.

– La problématique de la conservation de la photographie argentique en couleur.

– Les agents de détérioration en la photographie.

– Introduction à la conservation préventive.


De façon additionnelle:


– L’histoire des procédés photographiques.

– Études de cas de dégâts en collections photographiques.

– La conservation de photographies numériques, ses supports.



Chaque sujet pourra être traité au cours d’une séance, ou pour certains, en deux séances, mais les concepts de base seront présents durant l’intégralité de la formation, car ils sont pour la plupart indivisibles et font partie d’un concept unique.



Les cours ont lieu sur Paris, en groupes limités. Contactez moi directement à mjmconservation@gmail.com pour plus de renseignements.








Technique de transfert d’émulsion dans negatifs basés sur acétate de cellulose

       L’acétate de cellulose a été utilisé comme support plastique dans des negatifs et divers procédés photographiques depuis environ les années 30 en replacement du nitrate de cellulose.

        Du a sa composition, basée dans le traitement de la cellulose avec des différents acides tels que l’acide acétique, sa décomposition implique la libération des groupes chimiques de cette substance dont son état plus perceptible est défini comme le ‘syndrome du vinaigre’. C’est a partir de ce stage de détérioration que le support d’acétate commence a se contracter, provocant une tension avec la couche émulsionnée de gélatine, qui finira par sa séparation du support. Celui ci se produit de manière linéale, provocant des canaux entre les deux. Comme l’émulsion de gélatine doit se repartir désormais sur un support plus petit (la contraction peut réduire plus de 10% sa surface) ces canaux qui se forment sur elle ont un effet de pli, empêchant la correcte lecture de l’image.

        Etant donné que cette détérioration est irréversible, la seule manière de récupérer l’information de l’image est en enlevant l’émulsion du support détérioré et en le transférant vers un nouveau support.

Négatif avec de la détérioration par la contraction de son support en acétate de cellulose.

Négatif avec de la détérioration par la contraction de son support en acétate de cellulose.

       Certaines professionnels, surtout dans le passé mais aussi actuellement, transfèrent l’émulsion vers un support en verre. Etant donné que ça implique la création d’une ‘nouvelle’ collection de photographies, a mon avis le support en verre implique une augmentation de l’espace et du poids de la collection qu’il faudrait éviter, aussi car la gros plupart de négatifs, et surtout ceux restaurés, son des objets qui, après une numérisation, en seront pas manipulés que très rarement. C’est pour cettes raisons que je recommande le transfert de l’émulsion vers un support primaire de polyester/Mylar ®, même sans utiliser un adhésif pour le coller qui entrainera, en plus d’une augmentation du temps et de la manipulation, un stress supplémentaire a un matériel organique âgé et dejá soumis aux tensions du support originel.

        Le transfert d’émulsion se réalise avec des différents bains de solvants, pour dissoudre l’adhésif utilisé pour coller la couche de gélatine au support d’acétate de cellulose. Ceux en général dissoudrent aussi le support, facilitant l’enlèvement de l’émulsion avec moins de risque.

        La couche de gélatine n’est pas soluble dans ces solvants, grâce a quoi elle peut être manipulé sans risque de dissolution. Cependant, a cause de son état de forte contraction et sa finure, cet procès n’est pas excent de risques et la couche peut être endommagé a niveau mechanique (ou présenter dejá des déchirures).

Une fois séparé des autres éléments (telles que le support primaire et la couche de gélatine supplémentaire), la couche émulsionnée passe  a un autre bain supplémentaire.

Une fois séparé des autres éléments (telles que le support primaire et la couche de gélatine supplémentaire), la couche émulsionnée passe a un autre bain supplémentaire.

 

       Dans le bain supplémentaire, la couche de gélatine émulsionnée sera nettoyée des restes d’adhésif et aussi ‘ramolli’ pour la retourner vers son état plat originel (selon le temps passé dans son état de distorsion dimensionnelle) avant la transférer dans son support définitive où elle sera sechée loin de la lumière et la poussière.

 

Avant et après: Example photographiée avec retroeclairage  et positivée par ordinateur des deux états.

Avant et après: Example photographiée avec retroeclairage et positivée par ordinateur des deux états.

Formation en photographie pour conservateurs-restaurateurs

Mon pére étant un photographe amateur, j’ai commencé a prendre des photos à l’age de 5 ans (1985), et c’est à partir de 1992 que je commence à utiliser régulièrement un appareil reflex.

En 1999 je réalise des études au sein de l’Association de Photojournalisme de l’Argentine (ARGRA), et cést presque qu’au même moment que je commence à étudier la conservation de matériels photographiques. Pendant le période 2001-2007 je continue à travailler comme photographe portaitriste et de paysage en plus de réaliser des prises argentiques et numériques d’oeuvres d’art.

Il est évident que pour toute conservateur-restaurateur de biens culturels la photographie est un instrument essentiel, outil de documentation mais aussi de partage d’information, de plus en plus protagoniste car la technologie actuelle a augmenté de façon exponientielle son utilisation: traditionnellement on se limitait, avec de la chance, a faire des prises ponctuelles et soignées du travail ou à reproduire un ouvrage en noir et blanc, tandis que actuellement on partage des images et videos avec nos collègues de façon parfois immédiate, et la documentation exaustive de toutes les étapes du travail ainsi que les technologies d’identification et diagnostique basées sur la photographie ne font qu’augmenter. La numérisation du patrimoine est reconnue comme essentielle pour préserver son information et la diffuser sans risque.

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Le contrôle de toutes les étapes de la procédure est encore plus important que la présence de moyens matériels.

Il reste encore beaucoup de programmes de formation en conservation-restauration que négligent la photographie et n’offrent pas des cours dans ces programmes, ou ils sont trop courts et laissés pour les derniéres années, tandis qu’elle devrait être présente depuis le début, car notre métier et la photographie sont des disciplines que partagent une base commune: la capacité d’observation.

De nombreux conservateurs-restaurateurs souffrent du manque de formation en photographie, donc beaucoup d’entre eux, très expérimentés et réputés, doivent se contenter de produire des images très médiocres quand un photographe ne peut pas être sollicité, et sont réluctants à réaliser des cours de photographie généraux qui vont demander assez d’efforts et du temps avant de pouvoir montrer des résultats dans son travail quotidien.

Dans certaines professions voisines, comme l’archéologie, la photographie est beaucoup plus répandue, et beaucoup d’archéologues maitrisent des ressources photographiques qui leur permettent d’obtenir des images très utiles, pas seulement au niveau de la documentation d’une pièce mais aussi de son entourage originel.

 

 

Une bonne base en photographie réflex numérique ainsi que des connaissances en édition par ordinateur permettent aux professionnels non seulement de documenter et partager de manière efficace leur travail mais aussi serviraient pour connaître quelles sont les besoins minimals qu’une procédure de numérisation d’objets patrimoniaux, soit oeuvre plat ou tridimensionnelle, requiert. Il ouvre la porte aussi à une spécialisation dans cette direction et à l’incorporation des nouvelles ressources photographiques.

La formation que j’offre est ouverte aux conservateurs-restaurateurs de toutes les specialités. Elle se divise en deux modules différents, dont un premier est orienté vers les professionnels sans connaissance en photographie réflex, où ils vont réaliser un cours intensif pour comprendre et maîtriser les variables basiques de contrôle mécanique, de la lumière et d’édition numérique en travaillant dès le départ avec le type d’oeuvres et situations présent quotidiennement dans son travail.

Example de macro photographie

Example de macro photographie

Un autre module propose de travailler avec différentes sources de lumière artificielle pour aller plus loin dans les méthodes de diagnostique et documentation, ainsi que dans l’édition numérique des fichiers, contrôle de la couleur et les requis basiques pour réaliser des numérisations de qualité, mais aussi les différentes options d’hébergement de son archive numérique.

Ils sont divisés en 4 séances (1 par semaine) d’une durée de 4 heures, pour un total de 16 heures pour chaque module. Les élèves doivent avoir un appareil reflex numérique et un ordinateur portable, ainsi que du temps entre les cours pour réaliser des cas pratiques et exercices.

Les groupes sont limités à environ 4-5 élèves.

Pour tout renseignement vous pouvez me contacter directement à mjmconservation@gmail.com